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Savoir demander de l’aide est une qualité et un gage de réussite pour ton projet. Oui mais à qui ?
Comment faire le bon choix ?
Dans cet article je t’ai regroupé les questions essentielles à se poser pour gagner du temps et de l’efficacité.

Quelle est ta problématique ?

Comme pour tes clients, sais-tu vraiment quel est ton souci ? L’as-tu bien identifié? De quelle aide as-tu vraiment besoin? J’ai fais cette erreur, je l’ai vu quasiment chez tous les entrepreneur.e.s côtoyé.e.s et je la vois sur les forums et autres groupes Facebook. Même dans mon activité, 60% de mes client-e-s (que ce soit en formation ou en coaching) viennent avec une problématique qui n’est pas la bonne.

En gros c’est comme si tu demandai l’échelle la plus robuste possible afin d’aller plus haut.
Puis que tu la poses sur du sable mouvant…
À la base le souci c’est ton sol, ton emplacement, pas l’échelle elle-même ou sa robustesse. Et du coup tu ne vas pas plus haut. CQFD

Quel est l’objectif de ton appel à l’aide ?

Cherches-tu une simple piste ou une aide personnalisée ? Un guide à suivre en autonomie ou un accompagnement pour la mise en action ? Un probléme temporaire ou fondamental ?

Imaginons que ta demande soit « Comment mettre un bouton pinterest sur les photos de mon site WordPress afin que les visiteurs puissent les partager facilement? » . Au passage admire cette question à la user story qui va plaire à tous nos lecteurs-lectrices Dev ou fans d’agilité.
Dans ce cas tu peux aller directement sur Pinterest en fait, ou faire une recherche Google, Qwant et cie, pour des blogs. Et vraiment si tu n’as pas trouvé : les forums ou groupes type web.

Anouc Allaert

Anouc Allaert

Je voulais régulariser la situation et devenir auto-entrepreneure, c’était mon seul objectif. Je ne pensais pas apprendre grand chose du stage de formation. En fait, c’était l’inverse. J’ai appris énormément de la part de la Chambre des Métiers.
Le stage de formation m’a permis de comprendre certains principes de gestion d’une entreprise. Par exemple le suivi financier et la tenue des comptes. On a abordé plein de sujets pratiques, comme les différentes manières de chercher des financements, les charges, et bien sur les différents statuts.
Le groupe était dynamique, chacun a pu poser toutes les questions nécessaires . 

Si ta problématique est un objectif plus global, un coach ou une formation sera plus indiqué. Reprenons l’exemple de Pinterest. Si tu as 30 questions dessus, c’est signe que tu veux en faire ton nouveau canal de communication. Plutôt que de poser les questions une par une, le mieux sera de te former. Soit par des infos en ligne, soit en te payant un véritable accompagnement pour gagner du temps et de l’efficacité.

Quel est le degré de technicité dont tu as besoin ?

Là où ça devient coton c’est les problèmes très techniques, juridiques, contentieux.
Par exemple si tu te poses des questions sur le statut juridique de ton entreprise, sur un litige avec ton client, sur l’exportation… C’est là ou les institutions sont souvent le plus calées pour t’apporter une aide concrète.
Par institutions j’entends les CCI, les BGE, les couveuses et cie…Elles sont souvent à jour des dernières innovations ou actualités et bénéficient de toute l’expérience de l’accompagnement individualisé.

On ne va pas se mentir cela dépend aussi des villes, régions … Le mieux est de pousser la porte et de constater par toi-même.
Dans tous les cas c’est toujours bon de se faire connaitre auprès de ces organismes (et les réseaux qui en découlent) alors autant faire d’une pierre deux coups.

Sur les groupes web, tu pourras trouver pléthore de connexions et de situations analogues. C’est à la fois le bénéfice et le risque. Tu auras autant de réponses que de personne et de cas de figures. Le groupe doit être bien administré et pas trop gros pour éviter d’être noyé et d’essuyer les guerres de clochers …

Un coach ? Sur ce type de problèmes adresse toi à  ton avocat, ton comptable, ton référent INPI, un.e expert.e en gestion etc

Quelle proximité veux-tu ?

En ligne ou en présentiel dans ta ville? Un boost de 3 jours ou un suivi sur 6 mois ?
Ton problème implique peut-être une partie privée, trop personnelle. Ou tu as peur de la concurrence
(pas toujours rationnelle comme peur mais elle est là quand même)

En terme de proximité locale les institutions sont très bien placées et avec une bonne connaissance terrain. Les coachs et les réseaux d’entrepreneurs, les bons, permettent une proximité à la fois plus professionnelle et plus émotionnelle.

Sur les groupes type Facebook, tu peux trouver des pistes, constater que tu n’es pas seul.e, voire rencontrer des personnes près de chez toi déterminantes pour t’aider.

Cependant tu y trouveras rarement des solutions impliquant tous les aspects de ta vie. Cette fameuse vision à 360°C. Tu peux te retrouver avec le syndrôme Doctissimo (le mal de tête qui devient une tumeur foudroyante du cerveau). Ou celui de l’info-obésité : trop d’info tue l’info.

Un autre effet plus sournois c’est ce sentiment de frustration de ne jamais réussir… Du moins pas autant que ce que les autres affichent sur le web.

 

Jessica

Jessica

Alors pour ma part j’ai été très déçu de l’accompagnement BGE. Mon concept n’entrait pas dans une case précise. Du coup mon conseiller n’a jamais essayé de se projeter, ça lui paraissait tellement farfelu qu’il était souvent à coté de la plaque.

J’étais obligé de réexpliquer le concept à chaque RDV, j’avais l’impression de ne pas être prise au sérieux […] Je trouve que le groupe web des EQD est une source incroyable tellement les profils sont différents.
Et du coup c’est beaucoup plus intelligent de demander de l’aide à des gens potentiellement dans la même situation que moi.

Attention je ne dis pas que les groupes de réseaux sociaux sont nuls. Au contraire je pense que c’est formidable. C’est une chouette opportunité de partage, d’entraide et de liens. Saches bien les choisir et déterminer ce que tu en attends.

Zelda Laffitau

Zelda Laffitau

J’ai intégré la couveuse de la BGE en juin de la même année. Je cherchais à affiner le projet, à le tester,pour voir s’il s’agissait d’un hobby ou d’un projet concret. L’accompagnement est tout simplement génial.
En tous cas, je suis tombée sur une conseillère, des formateurs et d’autres couvés hyper bienveillants, toujours constructifs.
Ca m’a permis d’apprendre énormément sur le métier d’entrepreneuse.
J’ai également pu confronter mes idées marketing, ma posture, ma cible etc., grâce à toutes les personnes présentes lors des nombreuses formations.
Avoir un regard neuf, ne pas être seule chez soi, c’était formidable.

Laëtitia Olijnyk

Laëtitia Olijnyk

La couveuse est très bien pour de jeunes projets où le futur entrepreneur ou micro-entrepreneur ne veut pas aller trop vite.
Je passe maintenant par le département et la CCI qui veut développer l’entrepreneuriat local et met en relation les entreprises par le biais de petits déj, speed dating etc.
Beaucoup plus efficace pour un développement commercial régional.

Quel est ton budget ?

Et oui ça rentre en ligne de compte, et pas qu’un peu. Le net, les groupes c’est souvent gratuit mais ça prend du temps et avec un retour aléatoire.

Les coachs et consultants font gagner du temps et éviter des erreurs mais cela à un coût suivant le dégré de « sur mesure », le type d’aide, la réputation, l’expertise…

N’oublie pas les associations et institutions telles que  les CCI, le Pôle emploi, les incubateurs, les BGE (Boutiques de gestion). Suivant les régions et villes, elles offrent de belles opportunités d’une aide efficace aux coûts justes.

Pour gagner de l’argent il faut investir. Certes. Mais il faut bien investir
Donc savoir choisir.

Du côté des réseaux et des coachs, en ligne ou en présentiel, je dirais qu’il y a à boire et à manger. Des tops et des arnaques.

De sacrées arnaques limite sectes et systèmes pyramidaux. Fais preuve de bon sens et d’intuition. Si tu as un doute, utilise les groupes web pour demander des témoignages. Ou demander mon avis par mail ou messenger depuis ma page Facebook.
Heureusement il n’y pas que des arnaques mais aussi de véritables perles qui vont vraiment dénouer ton souci. Et même te porter plus haut.

Quelle est ta personnalité ?

Tu n’es que papillon et licorne magique. Mais voilà ce groupe web coach ou réseau ne te parle que de trucider tes concurrents et de devenir la Queen ou le King du storytelling bullshit.
C’est une erreur de casting. De ton casting
. Choisis bien, je le redis encore. Réponds aux questions ci-dessus et surtout connais-toi bien. Ce que tu veux faire et apprendre. Mais aussi ce que tu refuses d’être ou de faire.

Donc tu n’es pas obligé.e :

  • de suivre tous les préceptes de la Start-Up nation pour créer une entreprise viable et être heureux.se.
  • d’avoir un bullet journal et de photographier tes tenues pour être un.eblogueur.se accompli.e et reconnu.e.
  • d’être ultra minimaliste pour avoir une conscience écologique.

Outre l’expertise de ton interlocuteur, il faut que son univers et ses convictions te correspondent. Bref choisis en fonction de tes valeurs, de ta personnalité et ton intuition.
Un coach peut te « secouer », de faire sortir de ta zone de confort mais ne te fait pas adhérer à une secte.

La méthode compte aussi : du pas à pas? Des webinaires en toute autonomie? Un accompagnement très cadré au début qui laisse du l’est au fur et à mesure?

Combien de temps veux tu y consacrer?

À mon avis tu va me dire que ton problème demande une solution.
Efficace.
Et rapide.

Cependant en cherchant le rapide tu tombes vite sur des offres au discours bien ciblépour ça .
« Regarde j’ai 120 heures de cours pour devenir le ninja de la com »…
Et à la fin tu te dit qu’en 8h tu aurais fait le tour complet.
Et d’autres te promettent 1000 clients en 48h…

Odile Jacques

Odile Jacques

Pour des personnes qui ont envies de se lancer je dirai qu’il faut croire en ces rêves et toujours échanger avec d’autres entrepreneurs. Avoir un lieu pour pouvoir se confier et poser les questions sur l’entreprise et toute les contraintes.
Ma référente de chez ALEXIS sait très bien jouer ce rôle.. Et depuis plus de cinq ans je continue à la rencontrer…

Pour cultiver ta différence et mieux gérer ta vie d’entrepreneur.e prends du recul et réfléchis bien à comment tu investis ton temps (et ton argent CQFD).

Les institutions et les coachs ont souvent des timing plus long que notre désir d’avancer. Entre prise de rdv et réflexions, c’est pas toujours du speed. Mais en fin de compte c’est souvent dans ton intérêt. Ne pas confondre vitesse et précipitation est un gage de réussite pour ton entreprise.

Idem pour les problématiques de longue haleine. Par exemple tu veux trouver l’identité visuelle de ton site internet, opérer un pivotage créatif de son projet, concilier vie pro et perso…

Tout cela demande une connaissance et une expérience de la personne à qui on demande de l’aide. Et cette personne doit aussi pouvoir te connaître avec tes aspirations, tes capacités…  Cela prends du temps.

Demande de l’aide, pas un miracle !

La solution c’est toi, c’est ton temps investi, ton assiduité, et ta capacité à bien cerner ton problème.
En résumé, que ce soit un.e coach, un groupe web, un réseau local ou une institution, cela va dépendre des différents paramètres vu ici. Et un subtil mélange entre intuition et esprit critique.

Un grand merci aux entrepreneuses qui m’ont apporté leur aide par leurs témoignages sur leurs parcours d’accompagnement. 

Tu as pu voir quelques extraits dans l’article, mais retrouves l’intégralité de leurs expériences, bonnes ou mauvaises, ci-dessous. Toutes de sacrées battantes !
Quant à leurs entreprises , ce ne sont que des coups de cœurs, découvres-les vite :

J’ai deux entreprises dans les Vosges en Lorraine. « Le temps de s’asseoir » où je fais de la tapisserie d’ameublement et de décoration. Et « Le temps de rêver », une chambre d’hôtes en roulotte.
J’ai été accompagné avant la création. Cela m’as permis d’oser me lancer, d’apprendre à contacter, me faire connaître mais surtout la force du réseau des échanges mensuels avec d’autres personnes dans différents domaines. Les retours, les regards différents, l’écoute et l’accompagnement m’ont permis de oser, de prendre confiance en moi et en mon projet.

 

De plus, grâce à ces 18mois en couveuse, j’ai réalisé un de mes rêves les plus fou : construire une roulotte pour faire une chambre d’hôtes ! Je continue à adhérer à Alexis et du coup je suis toujours dans le réseau.

Pour des personnes qui ont envies de se lancer, je dirai qu’il faut croire en ces rêves et de toujours échanger avec d’autres entrepreneurs. Également d’avoir un lieu pour pouvoir se confier et poser les questions sur l’entreprise et toute les contraintes. Ma référente de chez ALEXIS sait très bien jouer ce rôle. Et depuis plus de cinq ans je continue à la rencontrer.

« Je m’appelle Anouc Allaert. Mon entreprise s’appelle Maison Allaert.
Je vis et travaille à Paris.En parallèle de mon activité salariée dans le marketing, je suis artisan d’art : je crée des lampes d’ambiance à partir d’oeufs d’autruche et d’emeu, que je grave minutieusement à la main pour ensuite les mettre en lumière.

 

J’ai hérité l’atelier de mon père il y a bientôt deux ans. C’est lui qui a imaginé ce savoir-faire pas comme les autres, qui a monté son entreprise, trouvé ses premiers clients et loué une boutique pour développer son activité – c’était il y a plus de 15 ans. Rendons à César… 😉
Quand il m’a remis les clés (au sens littéral comme au figuré), il était convenu entre nous que j’avais carte blanche pour prendre les décisions, quitte à changer certains statu quo.

Quand j’ai contacté la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Creuse, mon projet était déjà bien abouti : le site internet était complètement refondu, j’avais créé un eshop et des comptes sur les RS, j’avais imaginé la nouvelle identité de l’atelier – nouveau nom, nouveau packaging, etc.
Je voulais régulariser la situation et devenir auto-entrepreneure, c’était mon seul objectif. Je ne pensais pas apprendre grand chose du stage de formation.
En fait, c’était l’inverse.

J’ai appris énormément de la part de la Chambre des Métiers. Le stage de formation m’a permis de comprendre certains principes de base de la gestion d’une entreprise, et notamment sur le suivi financier et la tenue des comptes.
On a abordé plein de sujets pratiques, comme les différentes manières de chercher des financements, les charges, et bien sur les différents statuts. Le groupe était dynamique, chacun a pu poser toutes les questions nécessaires et certains formateurs se sont vraiment pliés au jeu des questions/réponses.

Au delà du stage, j’ai aussi reçu beaucoup de conseils lors des rendez-vous réguliers avec ma conseillère en développement, qui m’a accompagné lors de ma demande de prêt à la banque. Depuis, elle m’a proposé depuis des rendez-vous pour faire le bilan, et discuter avec moi des opportunités de développement pour mon entreprise. Elle a toujours pris le temps (une heure à chaque rdv, c’est un luxe, non ?) Pour conclure, je pensais que ces démarches à la Chambre des Métiers n’étaient qu’une formalité administrative.

En fait, j’ai trouvé des personnes vraiment investies au côté des entrepreneurs, et qui ont pris le temps d’établir un accompagnement approfondi et complètement personnalisé.

Aujourd’hui, l’atelier a déménagé à Paris et je ne suis plus rattachée à la Chambre des Métiers de la Creuse, ce qui m’attriste un peu. Quand j’ai besoin d’un conseil, je fais appel à d’autres entrepreneurs que je rencontre sur Facebook ou dans des meetups.

Si je pouvais donner un conseil à une personne qui débute dans son projet et qui se sent déboussolée par toutes ces contingences administratives, ce serait de faire confiance à la relation humaine.
Au tout début d’un projet, je pense qu’il vaut mieux parler à un conseiller (en croisant les doigts pour que cette personne soit sympa et disponible) qui sera plus à même de nous comprendre et donc de nous aider, conseiller, rassurer… bien plus rapide et efficace que de lire une tonne d’articles sur internet. »Maison Allaert - Design sur œuf d'autruche

Ma société s’apelle « LO consultant »,  une SASU basée à Courtenay dans le Loiret.
Je suis un organisme de formation en gestion (comptabilité, social, fiscalité etc.) qui propose également du conseil personnalisé au chef d’entreprise et du service administratif pour Tpe et Pme de tous secteurs d’activité.

J’ai intégré une couveuse d’entreprises sur Orléans qui propose de tester ton projet sous leur numéro siret pendant 6 à 12 mois. Il y a un rdv tous les 15 jours avec un conseiller pour voir comment ça évolue, des formations ou de l’information en gestion, communication, rsi etc…
Mes objectifs avec la couveuse était de me développer commercialement, de m’accompagner à démarcher des clients, utiliser internet, Facebook etc.

La couveuse n’a pas répondu à mes attentes, les formations proposées étaient dans les domaines que je maîtrise et tout ce qui concerne la communication n’a pas été abordé faute de formateurs…
De plus, dans mon domaine la couveuse m’empêchait d’avoir les référencements nécessaires pour le bon fonctionnement d’un organisme de formation. La couveuse est très bien pour de jeunes projets où le futur entrepreneurs ne veut pas aller trop vite et passer par la micro entreprise.

Je passe maintenant par le département et la CCI qui veulent développer l’entrepreneuriat local et mettent en relation les entreprises par le biais de petits déj, speed dating etc. Beaucoup plus efficace pour un développement commercial régional.

Un conseil, c’est de contacter plusieurs organismes comme couveuse et BGE. Prendre son temps et ne pas se précipiter. Bien choisir ses partenaires comme banque et comptable et surtout ne pas hésiter à changer si la prestation ou le contact ne passe pas.
Avoir un minimum de connaissances en gestion (au sens large) car il faut que le chef d’entreprise comprenne et sache s’exprimer avec ses partenaires financiers.

Je suis sur Limoges, mon entreprise s’appelle «  My Kirjä Book ».
Je créé des agendas sur-mesure en papier 100% recyclé

.

Dans ma région il y a peu d’organisme d’accompagnement, je me suis donc logiquement tourné vers la BGE, où l’on m’a confié à un des meilleurs conseillé (le formateur).
J’ai commencé en janvier 2017. Je souhaitais avoir des pistes pour savoir comment étudier la viabilité de mon projet, j’avais déjà commencé l’étude de marché avant de commencer l’accompagnement. Et les différentes démarches a entamer.

Pour ma part j’ai été très déçu de l’accompagnement.
Je m’explique : mon concept n’entrant pas dans une case précise, mon conseiller n’a jamais essayer de se projeter, ça lui paraissait tellement farfelu qu’il était souvent à coté de la plaque.
J’étais obligé de réexpliquer le concept à chaque RDV, j’avais l’impression de ne pas être prise au sérieux car ça n’avait jamais été fait. Pour moi cela laissait paraitre qu’il n’y croyait pas, que ça ne marcherait pas.

Et ce n’est pas ce qu’on a besoin d’entendre quand on se lance dans un projet. Il faut être réaliste certes, mais pour le coup rien n’était alarmant dans ce que je proposais. Il m’a bien conseillé sur le prix de vente et m’a aussi dit que si je mettais environ 1h à concevoir un agenda, je pouvais en faire 35 par semaine ! Ce qui m’a mise hors de moi ! C’est moi qui ai dû lui expliquer que l’entreprenariat ce n’était pas que de la créa, qu’il y avait tout ce qui était compta, communication, partenariat, recherche d’évolution… à gérer en plus et qui prends énormément de temps.
Il m’a à peine conseillé sur mon statut car là aussi comme ce n’est pas standard je peux dépendre soit de la Cci soit de la CMA.

J’ai du beaucoup me débrouiller par moi-même pour trouver les réponses à mes questions. Tout ce qui est basique ils gèrent mais dès que ça sort des clous… Je trouve que le groupe des EQD est une source incroyable tellement les profils sont différents.
Et du coup je trouve beaucoup plus intelligent de demander des l’aide à des gens potentiellement dans la même situation que moi. Nous sommes beaucoup à avoir le même type de question, même dans tous nos domaines différents.

Du coup, nous sommes beaucoup plus compréhensives. Nos questions peuvent même être plus technique qu’avec un accompagnement classique. Je pense que si la personne a un projet « classique », qui a déjà existé de genre d’accompagnement par les organismes peut être très bien. Mais si le projet est nouveau/original… je pense que les gens peuvent être déçus.

My Kirja Book - Agenda sur mesure

Mon entreprise s’apelle « Let it shine» et se situe à Aubervilliers.
Je crée des contenus vidéos pour les entreprises et les indépendants désireux de communiquer leurs savoir-faire et univers sur le net et les réseaux sociaux grâce à la vidéo.

J’ai toujours aimé les images et plus particulièrement animées mais entre l’idée et le projet, du temps s’est écoulé. Je ne trouvais aucune information chez Pôle Emploi alors j’ai commencé à en parler autour de moi. C’est comme ça qu’une amie qui avait suivi le parcours couveuse à la BGE m’a parlé des coopératives d’entrepreneurs et notamment une, dédiée aux artistes, CLARABIS.

J’ai donc pris contact avec les deux au printemps 2016. Et j’ai intégré la couveuse de la BGE en juin de la même année. Je cherchais à affiner le projet, à le tester, à me confronter à lui et à prendre conscience si il s’agissait d’un hobby ou d’un projet concret. L’accompagnement est tout simplement génial. En tous cas, je suis tombée sur une conseillère, des formateurs et d’autres couvés hyper bienveillants, toujours constructifs.

Ca m’a permis d’apprendre énormément sur le métier d’entrepreneuse, mais également de pouvoir confronter mes idées marketing, ma posture, ma cible etc., grâce à toutes les personnes présentes lors des nombreuses formations. Avoir un regard neuf, ne pas être seule chez soi, c’était formidable.
Et puis, bien sur la partie concrète, les premières factures, la prospection, le site internet, le prix, la rentabilité, tout ce qui m’effrayait quelques mois auparavant, que j’ai appris à maîtriser à mon humble niveau.

J’avais choisi la bonne voie, les débuts étaient et sont toujours un peu compliqué quand on part de zéro et qu’il y a tout un réseau à créer mais le jeu en vaut la chandelle.

Aujourd’hui, j’ai intégré la coopérative d’entrepreneurs CLARA BIS, car je reste dans ce côté sécurisant, je facture, je suis entourée et conseillée.
Je fais également du réseau grâce aux évènements qu’ils organisent. Cela me rassure de ne pas être toute seule, même si être vidéaste, c’est être souvent seule face à son écran.

Si j’avais un regret et donc un conseil à donner : ne pas hésiter à commencer sa prospection tôt. Je n’ai pas osé profiter de la couveuse pour prospecter alors que j’aurai pu mettre ces huit mois, un an à profit pour cerner ma cible et ses problématiques. N’ayant pas osé le faire à l’époque, je le fais depuis la coopérative et c’est un peu la course car j’ai un chiffre d’affaire à honorer si je veux pouvoir rester chez CLARA BIS, la pression n’est pas la même :).

Je suis italienne et je vis à Paris depuis 2003.
Acheteuse dans le PAP et passionnée par les accessoires et en particulier par les bijoux, j’ai lancé mon site Label Nomade fin 2014 pour promouvoir les créateurs, le fait main et les petites séries.

Depuis quelques mois j’ai décidé de réaliser le deuxième rêve de ma vie, créer ma ligne de joaillerie fine. J’ai fait réaliser quelques pièces et d’autres sont en réalisation en ce moment même. A l’époque je quittais mon job d’acheteuse dans le PAP et j’avais besoin d’aide pour comprendre toutes les démarches à suivre pour me lancer dans l’aventure et aussi pour trouver les aides financières auxquels je pouvais prétendre. Du coup me voilà à la BGE sous conseil de Pole emploi.

A la BGE on suit une formation qui dans mon cas était dispensé par la même personne tous les jours et qui était plus au moins compétente.
Difficile d’être compétent dans toutes les matières et sur tout les sujets, du coup les cours étaient souvent « légers » et avec peu de réponses à des questions approfondies ou pour les cas particuliers. Pour le reste c’étaient des ateliers improvisés pour une partie par des anciens « couvés ».

Pour la période dans laquelle on est à la BGE on a le droit à quelques heures en tête à tête avec un conseiller. Malheureusement mon conseiller a annulé et reporté presque tous mes rendez-vous et quand je me suis plainte de la situation, je voyais le temps passer et je savais qu’après je n’aurais plus eu le droit. On m’a répondu que de toute façon j’aurais pu signer un nouveau contrat pour la deuxième phase d’accompagnement qui était pris en charge par je ne sais plus quel organisme d’état. J’ai compris en discutant avec les autres « couvés » que cette démarche était courante chez eux.

Au final j’ai signé pour la deuxième phase, j’ai eu quelques réponses à mes questions et aucune aide financière ! On m’a proposé de re-signer avec eux pour une période de deux ou trois ans (je ne me souviens plus) dans laquelle on a le droit de le solliciter au cas où on a besoin d’aide, chose que j’ai fait parce que l’idée de me retrouver toute seule sans savoir vers qui me tourner en cas de besoin me terrifiais, mais quand je les appelés pour m’aider pour mon plan communication on m’a répondu qu’ils n’étaient pas compétents dans la comm… du coup je ne les ai plus sollicités.

Puisque tu es là, dis-moi :
quelle est ta problématique en ce moment ?

Poses tes questions ou partage ton expérience dans les commentaires ou via ma page Facebook.