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30 minutes.
Comme l’année dernière.
30 minutes c’est le temps que je consacre pour les fournitures scolaires du fiston, qui rentre cette année en 4ème.

 

En primaire, l’achat de petites fournitures d’école le soir-même dans un magasin bondé c’était déjà limite. L’entrée en 6ème fut un moment d’excitation et de joie, une étape sympa mais qui, à la fin, m’a mis la tête comme une pastèque. Satisfaction réduite à néant car même l’odeur des livres et cahiers neufs n’effaçait pas l’amère impression d’être le dindon de la farce en terme de temps et de stress. Voire même financièrement parlant.

Je l’avoue, j’ai toujours été excitée par la prévision de cette sortie rituelle. Ado, j’adorais ça : plein de belles affaires neuves augurant autant de belles résolutions. Le fameux choix du cahier de texte et de l’agenda, le beau stylo plume (oui, c’était il y a longtemps…) reprends Etait pour moi la caverne d’Ali Baba.
Depuis, pas mal de choses ont changé : internet, l’éveil de conscience à la société de consommation et ses déchets, une certaine idée de ma gestion du temps, mon porte-monnaie et Pronote.

Rien que ça.
Il était donc temps de m’ajuster, de faire valoir mes priorités. Ce fut donc achat en ligne depuis le salon et joie d’ouvrir un colis pour mes enfants.

Voici mon rituel des fournitures scolaires :

  • J’imprime la liste des fournitures scolaires.
  • Je mets sur la table tout les affaires scolaires restantes de mon fils : classeurs, feuilles, crayons, règles et cie.
  • J’ouvre le site internet choisi.
  • Je prends le premier article de la liste « Cahier A4 Grands carreaux 96 pages », je regarde combien il en faut (si demandé dans d’autres matières).
  • Suivant l’état et la quantité restant de l’année dernière, je commande sur le site.
  • Je stabilote (désolée pour les académiciens, c’est plus rigolo que de surligner) ou je barre au fur et à mesure.
  • Je conclus par un paiement avec livraison dans un point relais (pour pas être tributaire du passage du facteur).

Bilan : 30 min et 45€

La méthode marche aussi en magasin, mais au prix d’un temps de transport et de tentations plus fortes, surtout si vous y allez avec les enfants.

Alors du coup, oui je fais quelques entorses à mon idéal de vie. Je ne consomme pas « local » et je fais faire du transport de marchandises. Si je m’autorise cet « écart », c’est parce que je surveille aussi mon bilan annuel: je ne commande pas Amazon et consort toutes les semaines, et je privilégie le local pour la nourriture, déplacement à vélo et cie. Je ne vise pas le zéro-défaut, mais cela fera l’objet d’autres articles. Mon temps n’est pas élastique, et je préfère le consacrer pour du vrai temps scolaire (aide devoirs, réunion parents-profs…) plutôt qu’à l’achat de fournitures.Ma priorité sur ce point était de donner du sens à mon temps disponible.

Quelques précisions :

La liste n’été pas dispo cette année sur le site internet de l’école ; j’ai pris celle de 3ème du même collège, trouvée sur un forum de maman du coin. De toutes façons il y a toujours un truc qui change, un prof qui veut un cahier spécial… et la liste ressemblait beaucoup à celle de l’année dernière. je ne voulais pas attendre le jour J et faire les courses le soir même.

Mettre sur la table les affaires scolaires est rapide car en fin d’année scolaire, on passe une demi-heure à trier ce qu’il garde ou non et on le met dans un carton ou tiroir dédié. C’est fait le soir même ou lendemain du dernier cours, un rituel qui facilite grandement l’inventaire de début d’année.

Pour me faciliter les choix à faire et les éventuelles discussions avec les enfants, j’ai mis en place quelques règles dont voici les principales :

1/ On n’achète pas par lot

J’ai encore 5 tubes de colles qui restent d’un lot acheté précédemment. Et votre maison n’est pas le lieu de stockage bis du magasin. Exception fait pour les familles nombreuses ou si vous habitez à 1 heure du premier magasin.  En dehors de ces cas de figure, ça ne vaut pas le coup même économiquement parlant.

2 / On réutilise les fournitures

Soyez matérialiste dans le bon sens du terme : les affaires ne se jettent pas sous prétexte qu’elles ne sont plus tendance, qu’on n’aime plus, ou qu’il y a une mini-cornure… On avait dû racheter un cahier en fin d’année pour le français car le premier était terminé : 5 pages utilisées. On les a enlevées, et hop un cahier tout neuf. Le cahier de musique ? 10 pages utilisées ! Hop il rempile. Comme il a légèrement triste mine (cela fait deux ans que c’est le même), il aura droit à un protège-cahier.

3/ Le sac sera costaud et restera le même

Pas de licence donc moins démodable. En primaire, le sac a fait tout le cycle, en 4ème il garde le même sac avec lequel il a débuté la 6ème. L’un comme l’autre furent du Tann’s (ce n’est pas un article sponsorisé !), mais c’est costaud, je ne paye pas 40 € à chaque rentrée pour un sac et ça fait moins de déchets durant sa vie d’élève. (#zerodechetpower !) Pour mon petit côté sentimental, il faut dire que Tann’s a la même année de naissance que moi et c’est une jolie histoire d’entreprise.
Idem pour la plus petite de la famille: même sac depuis la petite section, et elle aura son joli sac Tann’s l’année prochaine pour son entrée au CP.
J’ai tout de même posé à mes deux enfants la question pour savoir s’il souhaitaient changer de sac d’école : ils ne voyaient pas pourquoi l’un comme l’autre.

4/ On fait des choix pragmatiques

Pas de licence, pas de stylo qui brille dans la nuit et cie. On a besoin d’une gomme, pas d’un ovni avec capuchon plastique (et le plastique ça tue les tortues). Achetez écofriendly si possible, mais ne faîtes pas 100 km en voiture ou en hélicoptère pour ça.
On connaît le goût pour les modes, les passions pour la Reine des Neiges, Minecraft, NBA… ici je tempère en laissant le choix pour l’agenda ou la trousse.

Pour faire simple : c’est une rentrée scolaire, pas un concours de mode.

En indiquant clairement les principes ci-dessus, en les expliquant, j’incite mes enfants à prendre plus soin de leurs affaires et en faire des consommateurs critiques et non passifs.
Quand mon  compte en banque le permettra,  le prochain objectif sera du recyclé de qualité, du vrac, de la fabrication française…

Et chez vous ça se passe comment ? Vous avez d’autres astuces ou règles familiales ?

Ceci est un article de 2017 écrit sur un ancien blog, que je vous repartage ici en cette période de pré-rentrée.

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